Codex

La rhétorique de l’univers

4 novembre 2026 Tristan Meillard 3 min read

D’où ça vient :

« Dit d’une autre façon détournée, on est plusieurs à vouloir la même chose, certains l’obtiennent, d’autres non. Ceux qui l’obtiennent sont plus forts que ceux qui continuent de la vouloir, et ceux qui la veulent sont mieux avancés que ceux qui y renoncent, ou non car ces derniers auraient compris la rhétorique de l’univers, que j’applique ici.« 

Lien de l’article : Est-ce que je choisis tout une fois incarné ? Si oui, à quel point ?

En résumé, je plaisante pas quand je dis que certains sont plus forts, il y a bien une inégalité de conception de sa vie : certains ont le sommeil léger, d’autres lourds et nous sommes tous inégaux et avantagés d’une certaine façon que les autres n’ont pas. Cela va sans dire que je ne souscris pas à la théorie que certains soient supérieurs aux autres, ce qui est bien différent et politique.

Pour revenir au propos, ce qui est juste est de se placer dans la position de SAUVEUR : si j’aide tout le monde, je crée tout le temps ce qui me correspond, à savoir un monde qui va mal et dont il est de ma responsabilité de “sauver”. En gros, j’ai créé un fantasme, une illusion de moi-même en pensant que je pouvais tout résoudre et je crée les conditions parfaites pour aider l’autre — alors que l’autre ne demande pas nécessairement cela. C’est tout un marasme qui vient de la confusion sur la mort de Jésus de Nazareth — que je traite ici. Dans Diogène et son tonneau, on n’a pas la même prise qu’un Carrefour Market qui ouvre au bout de la rue du coin, dans ce cas — comment pouvons-nous renoncer à croire que l’autre veut mieux que nous : tout ce que j’ai dit est donc faux car l’autre a déjà ce qu’il veut, c’est juste qu’il ne s’est pas mis en mouvement plus avancé pour obtenir et ré-obtenir satisfaction à un point tel qu’il devient un Léonard de Vinci ou un Elon Musk. En d’autres termes : nous sommes capables d’un nombre faramineux de choses et il s’agit de créer et de recréer à fond la caisse pour obtenir satisfaction. Je me répète car le message clé est le bonheur, la joie — chose qui a été longuement absente chez moi car j’étais trop penché sur réussir, ce qui amène énormément de frustrations.

La chose intelligente, le mouvement d’âme à créer et recréer, c’est aller vers son bonheur, qui est partisan du bon car “suivre sa joie est le faire pour tout le monde”, comme le dit un Laurent Lévy.

La rhétorique de l’univers est donc caduque, ou plutôt, ne pas partir du MANQUE, qui est une absence de satisfaction personnelle et un rebroussage qui ne nous permet pas de conclure positivement vers notre altérité aux yeux d’un autre. En gros, on se suffit à soi-même et il s’agit juste de créer, de manière neutre — “pour rien” (cf. Christophe Allain).

One thought on “La rhétorique de l’univers”

Leave a comment