Codex

La pauvreté

3 novembre 2026 Tristan Meillard 4 min read

Dans la casuistique des mœurs, il ne faut pas parler d’argent, d’amour, de relations sexuelles et encore moins de politique. C’est tout l’inverse que je propose, avec un ramassis de bullshit pas possible dans le monde dans lequel on s’incarne, autant faire du nettoyage — pas vrai ?

L’amour vient avant toute chose, et quand on décide d’être pauvre, pour une raison ou une autre (avant de venir), il y a tout un tourment qui se passe dans la tête une fois dans le monde mental : on ne revient pas sur sa décision parce qu’on fait confiance à Soi, son Être, pour parler et vivre convenablement en fonction de ses besoins et de ce qu’on a intériorisé avant de venir, la sagesse extraordinaire qui recèle dans notre corps, nos cellules : il y a tout un chakra abdominal à conserver et à glisser dans nos vertèbres pour que la confiance règne et que les cellules vibrent autre chose qu’une vibration morne. Si l’on joue à ce jeu de transformation, de passage de la cinquième à la sixième race (codex ici), on doit nécessairement passer par la case où l’on perd beaucoup — beaucoup — de choses, d’éléments et de phénomènes qui n’apparaissent plus, pour vivre une nouvelle vie, un resplendissement renouvelé de chaque instant, un émerveillement.

La vie est ainsi construite que toutes les âmes ne sont pas au même niveau, ni même tous les enfants d’une même famille, chacun évolue selon ses besoins et participe au monde selon ses atouts et capacités. Et chacun aura plus ou moins de revers s’il dégorge trop son arc duquel il se servirait comme aile de paon. Bref, passons pour la notoriété publique que tout le monde semble convoiter maintenant.

Dans l’image — le monde — il y a un fantasme “d’avoir tout”. C’est assez commun ce principe occidental mais on traite comme moins que rien les gens qui sont en bas de l’échelle méritocratique, et comme des dieux les Elon Musk et Jeff Bezos. J’ai vécu différentes sortes de regards dans ma vie professionnelle et c’est assez perturbant le changement de pupilles. Bref, passons, le travail ne sert pas à obtenir de validations. L’image compte sur rien d’autre que notre bon vouloir à faire une expérience — aussi déplaisante soit-elle. Je ne vais crier sur les toits que c’est une bonne chose, c’est horrible pour beaucoup d’entre nous parce que nous vivons des souffrances, mais nous ne savons pas ce que nous évitons au quotidien — certains l’ont pire que nosotros.

Voilà un petit peu le résumé de ma pensée, et l’oeil avec lequel je regarde le phénomène de pauvreté. Je ne dis pas que c’est une bonne chose de souffrir, mais au fil d’une vie vécue, cela renforce un personnage, une personnalité, un caractère — ce n’est pas rien. Et je dirais même qu’il n’y a rien de plus précieux. Le reste est fantasme et illusion. On ne sait même pas pourquoi une personne est laide ou bonne, comment pourrait-on savoir pourquoi on l’a meilleure que d’autres ?

Tout cela m’amène à dire une chose : on s’embête trop à penser contre nous, contre soi, contre l’ÊTRE géant que nous sommes réellement : quand nous avons compris cela, nous pouvons passer à autre chose.

Je pourrais terminer le post ici, mais le public a besoin d’un mot sonore, une sonorité à prononcer :

tu n’es pas là pour résoudre des problèmes

je ne suis pas là pour résoudre les problèmes des uns et des autres

je suis là pour aimer, c’est-à-dire reconnaître le choix persistant de l’autre dans sa continuité arithmétique et saoulante de défaire les cageots alors qu’il est pompier, ou misérable alors qu’il est bon banquier cash-machine

Et voilà !

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